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Ecotrail Paris

Comme à la maison.
Cette course, c’est un peu un repère pour moi, depuis plusieurs années, je m’aligne au départ, pour voir un peu ma forme, retrouver les copains et en rencontrer d’autres. C’est à côté de chez moi, très roulant et je connais la plupart des chemins car je m’entraine régulièrement dans les forêts que l’on traverse.J’ai couru 2 fois le 80 km et 4 fois le 50 km, il me restait donc à essayer le 30. À la vue de ma forme actuelle et de mon ménisque droit qui me rappelle à l’ordre dans les descentes, c’était plus raisonnable de rester sur une distance « courte » et de ne pas me blesser plus.Je passe prendre mon dossard au salon destination Nature, qui héberge les bénévoles, et j’en profite pour faire un tour dans ce salon qui rassemble tout ce qu’il y a de plus intéressant si on est passionné comme moi de voyage ou de trekking. Agences de voyages spécialisées, office du tourisme ou marques de matériel outdoor, c’est un bon endroit pour découvrir de nouvelles destinations et vous donnez envie de partir en balade. Je croise Gil Mc Kenzie (The Back Pack), un copain qui partage ses voyages et aventures avec les visiteurs.

J’ai choisi les Gecko Xt d’Asics pour cette distance, qui sont complètement appropriés à ce type de terrain roulant et gras. En effet les averses des jours précédents annonçaient des belles flaques et des chemins plutôt gras, comme on dit… Short court et tee-shirt testé et approuvés sur des sorties longues, je pars un peu en retard vers le départ, le Parc de l’Observatoire de Meudon. Dans le train, ça sent l’huile camphrée et on peut lire un peu d’appréhension sur certains visages, beaucoup de coureurs viennent faire leur première longue distance, il est vrai que le format est plus long qu’un semis et pour certains, c’est le début vers des distances encore plus longues.J’arrive en vue du Parc, je me pose sur un banc pour m’habiller et accrocher mon dossard quand j’entends le coup de feu du starter… Pas de soucis, il y a plusieurs vagues, un départ toutes les 5 minutes et je ne comptais pas rivaliser avec les meilleurs et viser le podium. Le temps de déposer mon sac aux charmants bénévoles et je file prendre ma place dans la dernière vague.

Les chemins larges et roulants sont adaptés aux 2600 coureurs, pas de bouchons, on peut avancer à son rythme, les retardataires peuvent dépasser sur les bas côtés sans gêner personne, les groupes se forment et je prends mon rythme tranquillement. Pas d’objectif précis pour moi, j’aimerais arriver en moins de 3 heures mais tout repose sur l’état de mon genou et mon manque d’entrainement, alors je pars tranquille et on verra en chemin.

Les kilomètres s’enchainent rapidement et on arrive déjà au premier ravitaillement dans le parc de Saint-Cloud, aux alentours du 20 kilomètre, je reprends de l’eau car j’ai déjà bu mes 2 flasques et mords dans un quartier d’orange, je sais ce qu’il m’attend, presque 10 km de plats où je dois essayer de garder le rythme mais c’est à ce moment en général que les crampes arrivent. cette fois-ci, tout se passera bien, le soleil est là et les gens nous encouragent le long du parcours. Comparés aux premières années, les chemins le long de la Seine sont bien aménagés et nous ne sommes plus obligés de slalomer sur des petits trottoirs. L’arrivée au Trocadéro est un soulagement, la musique et l’ambiance mise par le speaker nous accueille, c’est la fin d’une belle sortie pour moi, en 2h47.

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