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EcoTrail de Paris 2014

Pour la quatrième fois, j’ai pris le départ de l’EcoTrail de Paris.

C’est ma première course de l’année et je préfère commencer doucement avec les 50km. Contrairement aux 2 premières années ou je faisais la course de 80km (pour obtenir les 2 points qui permettent de s’inscrire à l’une des course de l’UTMB). Durant ma préparation, je me suis astreint à un plan de préparation assez souple avec surtout de l’endurance, du travail sur ma vitesse et très peu de dénivelé. Malheureusement, j’ai eu une grosse infection type mononucléose qui m’a scotchée pendant 2 semaines. Impossible de m’entraîner et surtout une grosse fatigue qui “m’oblige » à faire la sieste tous les jours. Obligé ! Médecin, prise de sang et grosse cure de bonnes choses pour retrouver un semblant de forme et quelques jours avant le départ je peux courir doucement.

Le jour J, il fait beau, presque chaud et j’ai envie de courir (comme d’habitude) et courir vite. J’avais pour but de passer en dessous de 5h30 et pourquoi pas entrer dans les 100 premiers. L’année précédente j’ai couru les 50km en 4h52 et j’avais pris la 131eme place. Une fois le starter donné, je pars sur une base beaucoup plus rapide que prévu mais je suis bien. Je connais le parcours car je m’entraîne souvent dans ces forets et sur ce genre de bosses. Je sais que je peux tenir à ce rythme là (environ 5’20 au km) pendant au moins 25 ou 30 km. Ma seule inquiétude est d’avoir un coup de fatigue et de ne plus avancer : je sais que les 12 derniers kilomètres sont longs et plats. Il faut avoir du jus pour ne pas perdre de temps, voir même en gagner, sur cette derniers partie.

Tout va bien jusqu’au 32eme km, puis la chaleur et les petites bosses aidant, je vois mon rythme baisser plus qu’il ne faudrait. J’accepte et rentre dans ma bulle. C’est un moment que j’aime particulièrement et comme c’est ma premiere course de l’année, je suis heureux de le retrouver. C’est l’instant où tout peut basculer, où tout se joue “au mental”, où l’on retrouve les vieilles douleurs, les questions gênantes ; pourquoi tu cours? pourquoi aussi longtemps? et la pire : Mais qu’est-ce que je foutslà ??!
On a tous nos petits trucs pour continuer à avancer, nos réponses toutes faites, notre chanson qui nous redonne envie. C’est un mauvais moment à passer mais que j’attends à chaques fois et que j’accueille avec de plus en plus de plaisir. Pour moi c’est LE moment où se joue un effort long ou ultra. Et une fois le moment dur passé, l’effort revient encore plus fort et souvent, gonflé d’endorphine, je repars plus fort.

Ce samedi là, je ne peux pas malheureusement accélérer mais je tiens bon et je sais que ma petite famille m’attend sur la ligne et ça fait toute la différence. Je me traine à environ 6′ au km pendant les 10 derniers kilomètres pour arriver en 4h38 en 119eme position. Et je commence deja à penser à la prochaine en sirotant une bière dans mon resto Mexicain préféré au 37 Rue Yves Toudic.

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2 comments

  1. Encore une fois. Respect!

  2. Super performance !!! chapeau !
    P.S : Le “non mais qu’est ce que je fous là” m’a trop fait rire ! 🙂 je me la pose a toute les courses >40km aussi

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