RandonnéeSur les sentiers…

Grande traversée du Jura en raquette

Pendant mon passage à La Pesse pour quelques jours de vacances, j’avais découvert la GTJ (grande traversée du Jura) qui est au départ un GR qui traverse la région du nord au sud et qui se décline aussi enversions ski de fond, VTT, équitation et raquettes. Après avoir prisplein de renseignements sur le site de l’association GTJ, j’ai décidé de partir de Giron pour arriver à Prémanon. Prévu sur 4 petites étapes pour un total de 48 km par le guide, je n’ai que 2 jours sans compter les transports pour faire cette rando. N’ayant que très peu d’expérience dans la randonnée en raquettes, j’ai ne sont pas trop d’idées sur le nombre de kilomètres que je peux parcourir par jour.
J’ai toujours eu envie de camper dans la neige et comme je n’ai aucune idée du nombre de kilometre que je vais pouvoir parcourir, je décide de partir en autonomie pour être totalement libre. Je pars donc avec un sac approchant les 15 kg contenant tout pour dormir dans la nature, manger chaud et des vêtements pour avancer malgré la météo. Il est prévu beaucoup de neige pour la première nuit et à peine descendue du train, de grands flocons tombent et il me reste 8 km pour atteindre Giron et le début du tracé de la GTJ. Il fait nuit et la route n’est pas éclairée mais je suis vite pris en stop et j’arrive rapidement au milieu du petit village.
Première fois que je monte cette tente dans la neige et de nuit mais je suis à l’abri après 30 minutes mais une fois allongé je m’aperçois que je suis dans une bonne pente et plusieurs fois je me retrouve en boule au bout de la tente. Je me réveille vers 6h et je découvre qu’il a neigé quasiment toute la nuit, la tente est quasiment recouverte de neige et le brouillard m’entoure complètement, mais je garde le moral.
Après un thé chaud et un bon petit déj, je replis la tente et je pars sur le tracé de la GTJ vers 8h30. Je pars comme un fou, exciter par le décor, la neige, le silence. J’avance bien et j’arrive à La Pesse à 13h ou je me pose 1h pour déjeuner chaud dans un petit resto. Au moment de repartir le soleil se lève et me quittera pas jusqu’au lendemain. Je continue dans un bon rythme sans rencontrer beaucoup de monde : quelques skieurs de fond c’est tout. Je traverse des paysages dignes de l’idée que je me faisais des grands espaces Canadiens, sauvages, bruts, je suis complètement séduit. Je prévois de m’arrêter coute que coute vers 17h pour avoir le temps de choisir un bon spot et bien planté ma tente sur un terrain plat ce coup-ci.
Je m’arrête à 3 km de Bellecombe pour m’installer pour la nuit et j’ai parcouru environ 22 km en 7h de marche. Je me fais plaisir en plantant ma tente sur une belle bosse qui surplombe un vallon magnifique où je peux profiter du coucher de soleil en sirotant un thé brulant. Je repars après une super nuit sans vent ni Neige mais avec un gros refroidissement sur le matin autour des -8°. Je pars vers 8h sous un super soleil. Malheureusement je rate le tracé car le balisage est par moments invisibles à causer l’énorme couche de neige qui est tombée ces derniers jours. Je fais donc une boucle d’environ 5 km pour revenir quasiment au même endroit que ce matin, il est 1h30, j’ai donc perdu la matinée mais les paysages me font vite oublier mon erreur et je décide d’accélérer le pas pour pouvoir arriver à Prémanon en fin de journée.
Jusqu’ici j’avais toujours suivi une trace plus ou moins faite mais entre la mairie de Bellecombe et Simard, je suis le premier faire la trace dans une poudreuse bien épaisse et sur un terrain très vallonné. Le premier qui me dit que les raquettes s’aient pour les vieux, je l’invite àfaire la trace pour moi. En marchant je pense à Nicolas Vanier qui atraversé des régions entières en raquettes, sans chemins ni traces, ce qui me fait entrevoir la difficulté physique de ses aventures.
Une fois arrivé à Lajoux vers 16h30, je sais qu’il me reste encore 15 km pour arriver à Prémanon, en sachant que je marche environ à 4 km /heure, je sais que je vais finir de nuit. Je finis les 5 derniers kilomètres sous les étoiles et à la lumière de la lune, un moment magique.

 

 

 

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2 comments

  1. Bonjour,

    ton récit est magnifique!
    Ca donne envie! Je pense 1 semaine sur la traversée la en décembre prochain, exactement dans les mêmes conditions que toi : très peu d’expérience en raquettes mais amateur de randonnées, surtout d’été. J’ai néanmoins fait le Vercors en ski de rando.
    Je voulais savoir : en terme de balisage l’hiver? C’est compliqué de s’y retrouver ou c’est tranquille?

    1. Bonjour, merci pour ton commentaire. Selon le niveau de neige, le balisage est plus ou moins visible. je te conseil vivement de prendre un gps avec toi. Bonne balade

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