cycling

NormandiCat Gravel

Du Gravel « Made In Normandie »
Premier événement de l’année pour moi, la Normandicat Gravel est une « course » (sans classement) organisée par Xavier Pesnel, d’une distance de 150 km à travers les chemins autour de Caen… 3 boucles à faire dans l’ordre que l’on veut. Une boucle de 70 km dans les plaines, une de 50 dans les forêts et un de 30 vers les dunes. Pensée pour des gravel mais ouverte au vtt, c’est une premiere édition pour cette organisation qui est a l’origine d’une autre épreuve sur route de 200, 400 ou 900 km du 29 mai au 1er juin 2019.

La plaine dans le vent
Nous avons choisi de débuter par la Plaine, départ vers 6h30 avec mon poto Karl et Fred, un courageux venu sur un vélo de route, pneus lisses et pédale de route… Mais au moins lui avait de vraies lumières qui nous ont bien aidés durant les 2 premières heures. Pas de difficulté technique, des grands chemins adaptés au gravel, la journée commence bien, malgré les deux crevaisons de Karl. Au bout milieu de la première boucle nous arrivons dans la brèche du diable, un petit canyon dans la forêt assez surprenante après les plaines ventées que nous venons de traverser. Le retour se fait la tête dans les bourrasques mais la motivation et l’envie d’un bon café nous font avancer. Retour donc au point de départ, la boutique Cyclable de Caen avec toute l’équipe de l’organisation qui nous prépare un buffet sucré et salé. Bonne ambiance, les participants sont des rouleurs, des vrais. Ça discute TCR, French Divide et Born To Ride, mais personne n’est en mode course, on est là pour partager et rouler entre copains. Bon y a toujours un raleur, un qui trouve que s’est trop plat, l’ambiance pas top et les chips trop salées mais il en faut toujours un et là on a un champion…

« C’est pas les alpes non plus ! »
Je retrouve un gars croisé sur la BTR, un autre du bike-polo, l’ambiance est détendue, sans pression, mais faut tout de même y retourner, la forêt nous attend. Le parcours est un mixte entre pistes cyclables, piste forestière et single bien gras, et ça me convient à 100%. C’est un vrai parcours pensé pour des vélos Gravel, on peut rouler mais aussi s’amuser à piloter. Parfait pour une remise en jambe de début d’année. Le temps passe vite en discutant avec Karl quand il n’est pas en souffrance (ha !) et il arrive même à raconter quelques conneries quand il reprend son souffle (ha ha !). On a recroisé le chemin de notre râleur qui nous motive à accélérer un peu plus, après nous avoir fait la citation de la journée : « vous trouvez ça dur ? c’est pas les alpes non plus ! » ouais c’est sûr, allez salut… La faim commence à se faire sentir quand on retourne à la boutique et ils ont tout prévu : deux montagnes de crêpes, du fromage, du jambon, des chips et même de la bière, que l’on se garde de gouter avant l’arrivée. Il nous reste la boucle vers les dunes et la mer. 30 km un peu monotones le long de l’Orne, une grande ligne droite le vent dans le dos qui passe vite et temps mieux car nous avons un train qu’il ne faudrait pas rater. Un petit passage dans une zone remplie d’oiseaux échassiers, des sentiers entre les dunes et nous voilà arriver en bord de mer. Le retour est un peu plus lent à cause de la fatigue et de ce vent de terre qui nous assomme un peu. On croise des participants qui font l’aller et à chaque fois on s’encourage mutuellement, car c’est bientôt l’heure du finish et d’un bon sandwich accompagné d’une bière. Ça motive !

À l’arrivée et entre deux bouchées car le vent ça creuse, on discute avec tout le monde avant de partir, couvert de boue, prendre notre train direction Paris.

J’ai bien aimé l’ambiance des gens qui participait et l’accueil simple et authentique des organisateurs, c’est une épreuve qui vaut le détour pour ceux qui aiment rouler dans le vent sans se prendre la tête avec le classement.

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