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Alpes Lyngen/ski-rando

Après un premier voyage en rando-ski en Norvège l’année dernière dans le Jotunheimen, j’avais envie de découvrir une autre région plus au nord : les Alpes Lyngen. Entre mer et montagne, 300 kilomètres dans le cercle polaire, j’ai l’intention d’être en autonomie pendant 10 jours au cœur de cette région réputée pour être un paradis du ski. Mais par rapport à l’année dernière, je voulais aussi profiter plus des pentes en étant moins nomade, en restant plus longuement à chaque étape et découvrir les spots autour.

J’ai choisi de dormir dans les cabanes plutôt que les lodges pour être vraiment au cœur de la montagne et couper avec le monde extérieur. Sans oublier que la Norvège est un pays cher, cette solution était aussi la plus réaliste avec mon budget.

En préparant ce voyage, je savais que les Alpes Lyngen peuvent réserver quelques surprises météorologiques et mettre le matériel où les hommes à rudes épreuves, mais un voyage est fait d’une part d’inconnue et c’est cela que je recherche aussi.

DÉPART/vendredi 3 et samedi 4 avril
Les derniers jours sont toujours un peu angoissants ; j’attends les colis des marques qui nous aident matériellement, je scrute la météo de la région, je fais des listes et fini par voir le jour du départ arriver.

Le rendez-vous est donné à Pascal, avec qui je suis déjà parti l’année dernière et Léonard qui nous rejoint sur ce voyage. Ils ont ensemble mis sur pied un projet d’expo photo en commun pour raconter ce voyage et cette région avec leur œil, à notre retour.

On se retrouve tous chez moi pour dispatcher les repas lyophilisés qui m’ont été envoyés par la marque Trek’n’Eat, plus de 6 kg qui nous permettront de tenir 9 jours. Avec pas mal d’avance, on monte dans un taxi avec beaucoup (trop) de sacs.

Comme d’habitude il faut marchander, ruser et au final payer un peu quand même pour que nos bagages soient embarqués mais pas facile de faire light avec des skis, boots, de quoi manger, dormir et du matériel photo/vidéo pour 10 jours.

Après une petite nuit en transit dans l’aéroport d’Oslo, Nous arrivons enfin à Tromsø, la grande ville du cercle polaire pour prendre un bus qui va nous déposer à Lyngseidet. Cette petite ville se trouve au milieu de la péninsule des Lyngen et elle est souvent le point de départ ou de passage des skieurs. Le Magic Mountain Lodge tenue par Henrika et Patrik est le bon spot pour partir faire des randos à la journée mais pour nous ça sera tout d’abord un point de chute ou l’on laissera le matériel dont nous n’avons pas encore besoin et les sacs de transport des skis et du splitboard.

Il est environ 17 heures quand nous sommes habillés, prêt à partir avec 5 ou 6 jours de nourriture, vers la plus proche des cabanes qui se trouve environ 2 kilomètres de Lyngseidet, au pied du Kavringtinden. Avec nos gros sacs et la petite nuit que nous avons passée sur les banquettes en bois de l’aéroport d’Oslo, la première montée nous coupe un peu le souffle mais l’arrivée à la cabane et la vue sur le fjord nous récompense de notre effort. La cabane de Skihytta est rapidement réchauffée avec les 2 poêles à bois que Pascal fait tourner à fond et un petit coup d’Aquavit. Dehors il fait environ 3 degrés mais la nuit tombe lentement et la température avec.

Première soirée dans les Lyngen et je peux enfin voir de mes yeux ces montagnes que je détaille sur google earth depuis quelques mois. Enfin le projet prend vie, enfin je vais pouvoir vivre ce voyage que je me raconte depuis longtemps maintenant.

JOUR 1/dimanche 5 avril

Autant vous dire que nous n’avons pas eu besoin de mettre un réveil : 6h on est tous les 3 debout et presque frais avec une grosse envie de partir sur les pentes alentour. Problème la météo n’est pas radieuse ; visibilité limitée et un peu de vent. Après un petit dej copieux on décide de suivre un petit groupe de 3 personnes qui sont parties sur le Kavringtinden. En suivant leur trace, nous sommes rejoints par d’autres groupes mais le manque visibilité nous fait tous chausser et redescendre dans une neige peu agréable à certains endroits. Nous sommes un peu frustrés mais c’était la bonne décision, le sommet reste dans les nuages et le vent souffle de plus en plus fort en haut. Pas de regret. Sur le retour vers notre cabane nous tombons dans un champ de poudre et c’est tout de suite magique ! Mais beaucoup trop court…

JOUR 2/lundi 6 avril

Le ciel est un peu plus dégagé et les prévisions météo plus optimistes mais comme nous l’a suggéré un guide du coin, nous nous préparons à toute éventualité côté météo. Départ pour le Rørnestinden (1041m) dans une pente assez douce et une neige plutôt agréable en montée. Le vent souffle un peu mais la visibilité reste correcte. On arrive rapidement au sommet où je peux voir un autre fjord et toutes les montagnes plus basses en direction de Tromso.
Je prends le temps de faire quelques images et je me prépare à basculer rapidement car le temps se gâte un peu. Première vraie descente, la neige est agréable et les sensations sont là, premiers virages dans de la bonne poudre et je souris ! Je profite de toute la largeur des ZAG UBAC qui me fait flotter sans peine. C’est le bonheur jusqu’à la rencontre avec une belle plaque de neige bien dure qui me déstabilise et qui me fait tomber en douceur sur le côté gauche en plein sur mon bâton. J’ai le souffle coupé mais rien de méchant, il fallait une première chute, la voilà, ça s’est fait. Le reste de la descente se passe sans soucis, le temps se découvre, le paysage aussi et on voit toutes les montagnes qui nous entourent et le fjord en contrebas.

Retour à la cabane ou l’on laisse Léo qui a eu droit à ses premières ampoules, avec Pascal on part chercher quelque chose à boire à Lyngseidet histoire de fêter cette journée de ski. Apéro à la cabane devant le coucher de soleil interminable et le fjord qui coupe le paysage en deux. Les lumières sont complément dingue, tanto dramatiques, tanto roses nacrées, j’ai jamais vu ça. Ces terres paraîtraient inhospitalières et pourtant on voit des habitations tout le long du fjord, des gens vivent toute l’année ici et ça depuis des siècles, malgré l’hiver qui dure, la nuit polaire, l’isolement.

JOUR 3/mardi 7 avril

Un grand bonhomme d’une cinquantaine d’années, pose 2 ou 3 questions à Léo qui lui répond du fond de son duvet, dans un parfait franglais avec une haleine certainement un peu chargée. Il est autour de 8h du matin et on lui fait gouter l’alcool que l’on a découvert hier soir mais qui nous donne un peu mal au crâne ce matin. « Gooood ! »

Dehors, ce n’est pas grand beau et ça sera comme ça toute la journée apparement alors on plis bagage et on file vers une cabane toute neuve que l’on a découverte hier, qui se trouve entre le Rørnestinden et le Kavringtinden ou l’on a bien l’intention de grimper jusqu’en haut la prochaine fois. Le prix de la nuit est plus cher dans cette cabane mais c’est plus confortable et la vue est extraordinaire. De plus, la météo annonce une journée de tempête pour le lendemain, on se dit qu’il sera plus agréable de la passer au chaud ici.

Départ donc avec nos gros sacs, environ 25kg chacun, pour une petite heure. Une fois installés, on en profite pour faire quelques petites bosses qui n’ont pas été tracées autour de la cabane car il a pas assez de visibilité pour tenter autre chose.

JOUR 4/mercredi 8 avril

La météo disait vrai, la tempête est bien là et ce n’est pas prêt de changer vu ce que l’on voit : rien. Je profite de cette matinée ou l’on se sent seuls au monde, la cabane est plongée dans du coton, le vent forcit dehors, la neige tombe sans cesse par gros flocons et je suis aux premières loges pour la tempête, bien au chaud. Patience…

On a cru être tranquille jusqu’à 11h et un premier groupe de skieurs Allemands est sorti du brouillard. Ils viennent de Lyngseidet et voulaient voir si c’était meilleur en haut. Un deuxième groupe arrive avec les mêmes projets et finit au fond de « notre » canapé. Au bout de 2 heures, on est 30 dans la cabane, pas moyen de bouger ni de sortir, il y a des Allemands, des Italiens, des Anglais avec un guide Norvégiens et évidement des Français en nombre et ce n’est pas les plus discret… Nous qui croyions que nous allions passer une journée tranquille, on se retrouve au milieu d’un brouhaha de skieur frustré. Je décide me retrancher dans le dortoir avec la musique dans les oreilles. Patience…

À mon réveil, il ne reste plus que les jeunes allemands que l’on a déjà croisé à Skihytta et qui y dorment depuis que nous n’y sommes plus. Ils sont d’un club alpin de Karlsruhe et vont faire à peu près le même trip que nous. Après un petit ménage du refuge, on retrouve nos places, face à la tempête dans notre canapé tout confort. Je vois le temps passer, je ne fais pas de ski, ni d’images, impossible d’aller à plus de 100 mètres avec les bourrasques de vent de plus en plus fortes. Il faut attendre, la météo s’annonce du beau pour le reste de notre voyage mais demain c’est loin. Patience…

JOUR 5/jeudi 9 avril

Je suis réveillé vers 5h30 et là c’est le rêve : grand beau et neige toute fraiche ! Je regarde des deux côtés, pas de traces ni de skieurs sur les pentes alentour. J’attends le plus possible pour réveiller Pascal et Léo mais je tiens plus. DEBOUT !! Petit dej rapidement englouti et on est prêt à partir suivre les traces d’un petit groupe qui attaque la montée du Kavringtinden. C’est certainement les Allemands d’hier.

La montée est progressive et très agréable dans cette neige fraiche. J’ai le souffle un peu court à cause de cette côte qui me fait mal depuis ma chute, mais ce n’est pas ça qui va gâcher mon plaisir. On rattrape les traces du groupe qui nous précède et on finit à pied car la neige est un peu glacée et la pente bien raide. Sur l’antécime, on rejoint le groupe des Allemands qui ont laissé leur ski et vont vers le sommet en suivant une crête. Après avoir fait quelques images au sommet, Pascal nous trouve l’endroit idéal pour descendre : face au fjord, aucune trace et de la neige fraiche. À ce moment, je comprends pourquoi on dit que c’est le paradis du ski et je prends un plaisir à flotter dans cette poudre, j’ai juste envie que cela dure plus longtemps. Un rocher m’accroche brutalement le ski gauche et je pars la tête la première dans un bon mètre de fraiche. Aucun bobo ce coup-ci, juste un bon fou rire pour Léo qui me suivait.

Retour à notre cabane avec des sourires béats, nous avons tous les trois fait une des plus belles et agréables descentes de notre vie je crois : une neige de cinéma et un décor grandiose. J’ai juste envie de recommencer et devant nous le Rørnestinden n’a aucunes traces pour le moment, il nous tend les bras. Une barre énergétique et on est repartis. La montée est rapidement avalée et on profite ce coup-ci du panorama dégagé qui nous laisse voir toutes les possibilités qui nous entourent. On commence à connaître un peu cette descente et du coup on se permet de prendre la pente la plus raide sans risque dans cette neige vierge. Une fois arrivés en bas, on juste envie que ça recommence alors… On recommence ! Retour à la cabane un peu fumé mais je ne sens pas la fatigue, je garde juste les bons moments. Ce soir, nous devons passer au Magic Mountain Lodge car nous n’avons plus rien à manger et avant de partir vers le nord de Lyngseidet, nous avons tous les trois des choses inutiles à déposer pour être plus léger sur la fin du trip.

Arrivé au Lodge, il est déjà tard et nous sommes bien entamés. On prend la décision de dormir et de manger au chaud au ici et de repartir le lendemain matin. Henrika, la patronne du lodge, nous dit qu’elle n’a pas de chambre dispo tout de suite à moins d’en nettoyer une. Autant vous dire qu’après 5 jours sans se laver on n’a pas fait la fine bouche et on a pris ce qu’il y avait.

JOUR 6/vendredi 10 avril

Vu que l’on a raté le bus, Henrika nous propose de nous déposer au début du chemin qui nous mènera à la cabane de Varduhytta. Sur la route, Je m’aperçois qu’elle parle beaucoup mieux français que moi l’anglais, la conversation est plus riche d’un seul coup. Elle nous explique qu’elle et son mari, Patrik, adorent La Grave et partent souvent y skier, elle y a fait des études. Henrika nous dépose au début du chemin tracé pour les skis de fond qui mène à Varduhytta. 40 minutes plus tard on pose nos sacs dans une super-cabane, grande cheminée, cuisinière à, une rivière qui coule juste à côté et qui évite de faire fondre la neige. Il ne manque rien. On fait connaissance avec 2 retraités qui font une pause au milieu de leur balade à ski quotidienne, ils nous montrent tout ce qu’il a bois à savoir dans la cabane et nous indique le chemin pour aller vers le Fastdalstinden (1 275 m). Après un bon dej, on fonce sur le chemin pour profiter de la météo spécialement clémente aujourd’hui.

Une fois sortis de la forêt de bouleaux qui entourent la cabane, ça monte gentiment au milieu de montagne recouverte d’une neige toute fraiche, on longe un lac et la vraie montée débute sous un soleil franc. Tout autour de nous, une multitude de rando nous tendent les bras, il y a de quoi faire pendant quelques jours mais il nous reste que peu de temps avant le retour. La pente se fait plus raide mais de bonnes traces m’emmènent vers le sommet et le soleil continu à nous suivre. J’arrive après une bonne suée mais mon effort est largement récompensé par le panorama qu’offre le sommet ; on voit très loin aujourd’hui et j’ai juste envie d’avoir plus de temps pour continuer la découverte des Lyngen. Le temps de remplir avec mon nom le petit cahier caché dans une boîte au sommet et Pascal, Léo arrivent à leur tour. Quelques nuages commencent à nous entourer et on sent qu’il ne faut pas traîner, histoire de descendre au bon endroit. La descente est longue est très agréable, la neige est pas trop exigeante et heureusement car la journée été longue, la fatigue commence à se faire sentir malgré tout le plaisir que je prends.

Retour à la cabane au fond des bois, où l’on se repose en faisant griller des saucisses à la cheminée. Environ 22 km aller/retour et 1440 D + pour aujourd’hui, on n’a pas traîné pour se caler au fond des duvets.

JOUR 7/samedi 11 avril

Aujourd’hui, nous devons rejoindre la dernière cabane, Fastdalshytta, la plus au nord, celle qui sera la dernière du trip et qui se trouve à environ 5 kilomètres à vol d’oiseau. On débute sur une piste tracée par un scooter des neiges et rapidement nous faisons la trace nous-même dans une bonne couche de neige qui est tombée la nuit dernière encore. Direction plein nord au milieu de la forêt et au bout d’un moment nous tombons sur une rivière recouverte de neige que nous devons remontée pour arriver à la cabane ou nous retrouvons le groupe d’allemand. Ils se préparent à partir vers le sommet que l’on a fait hier mais par un autre versant. La météo est capricieuse et le sommet n’est pas visible. Pour nous ça sera séance photo et petits champs de neige autour de la cabane. Notre rando d’hier nous a bien entamé et la météo ne donne pas envie de partir pour le reste de la journée.

Depuis le début de notre trip, nous guettons tous les soirs les aurores boréales. C’est la fin de la saison où l’on a le plus de chance de voir ces phénomènes mais je garde espoir, surtout ce soir car le ciel est vraiment dégagé. Le groupe d’Allemands décide de dormir à la belle étoile, et à peine sont-ils couchés qu’ils nous préviennent que la première aurore est visible. Malgré le froid mordant nous restons dehors, le nez dans les étoiles, pour voir ces lumières mouvantes et intrigantes.

Cette dernière soirée dans la montagne est un bon happy end pour conclure notre trip, un souvenir exceptionnel, un moment privilégié.

JOUR 8/dimanche 12 avril

C’est la dernière fois que je fais mon sac à dos, la dernière fois que je mets les skis et les peaux. Direction Koppangen, le village au bout de la route. Après 4 kilomètres dans une neige bien profonde, nous arrivons dans ce village de pêcheurs où les morues attendent des jours plus ensoleillés pour sécher. Pas de d’épicerie, ni de bar et le bus ne passe pas le dimanche. Pas un chat, juste un chien qui vient nous accueillir et sa propriétaire qui sort pour le calmer.

Je demande à cette dame si elle connait un moyen de rejoindre Lyngseidet aujourd’hui et elle me répond d’attendre 2 minutes. Elle revient vers moi et me demande de parler avec sa fille en FaceTime qui vit à Bergerac, en France, pour ses études. Et dans un français parfait, sa fille m’explique que je pourrais prendre la camionnette de la famille et la laisser à Lyngseidet pour son père, qui est parti pêcher, puisse rentrer. Tout est simple avec les Norvégiens. On remercie chaudement cette dame et sa fille et Pascal se met au volant.

Nous voilà partis sur l’unique route de ce côté de la péninsule vers le lodge, où nous irons passer notre dernière nuit en Norvège. Jusqu’à la prochaine fois.

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Comments

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    • Max
    • 7 mai 2015
    Répondre

    Canon! Je vais faire le même trip l’année prochaine, c’est décidé…

    MERCI!

    • Amélie
    • 7 mai 2015
    Répondre

    C’est époustouflant!
    Bravo et merci pour ce mini-reportage

    • sozeau
    • 29 décembre 2017
    Répondre

    BONJOUR
    super trip merci
    bcp de rando sont accessibles depuis le magic mountain lodge?
    Nous allons arriver à Tromso et pas trop le budget pour louer une voiture

    Merci bonne soirée

      • yann
      • 2 janvier 2018
      Répondre

      Bonjour Guillaume. Oui il y a quelques randos a partir du Lodge mais pour avoir plus de choix, une voiture est une bonne option. Sinon vous pouvez aussi faire des rando sur 2 jours avec une nuit en cabane. Il y en a quelques une qui sont bien placées et qui peuvent servir de point de chute. Pour aller de Tromso a lyngseidet, il y a un bus pas trop cher et qui vous dépose a coté du lodge. Si tu as besoin d’autres renseignements hésites pas.
      Bonne année !

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