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Alpine Quadratthlon GoreTex

Dans le cadre du GORE-TEX Expérience Tour, la marque allemande s’est associée avec Asics pour créer un événement hors des sentiers battus.
4 jours, 4 pays traversés et 4 pratiques sportives. Pas de classements, pas de chrono. L’idée n’est pas de se battre contre les autres mais de se rencontrer et d’échanger. Ainsi une trentaine de participants – dont la moitié de journalistes venus de l’Europe entière et l’autre moitié sont les gagnants du concours organisé quelques mois, se sont réunis le 24 juillet dernier à WARTH (Autriche).

DAY#1
20km de trail sous la pluie au départ de Warth pour découvrir les chemins alpins des environs et tester les ASICS GEL FUJI TRAINER 3 GTX. Ces chaussures souples accrochent juste ce qu’il faut sur ces chemins roulant et pas trop glissant. Grac à la membrane GoreTex, je garde les pieds quasiment secs malgré le déluge qui nous tombe dessus depuis une bonne heure. Un bon run avec 800m de D+ en compagnie de Kate venue d’Ecosse et de Philip d’Allemagne bouclé en moins de 2h. Les premiers sont arrivés 10mn avant nous, ça laisse entrevoir le niveau de certains participants. Après le diner on a droit a une demo très sympa d’un des designer de GORE sur les évolutions d’un produit aussi simple en apparence qu’un jersey mais qui cache pas mal de petits détails qui ont été inspirés par les différentes expériences des pratiquants.
Une première journée sous la pluie et la technologie s’achève dans nos lits douillets.

DAY#2
La veille au soir après le trail running, une équipe nous a présenter et préparé nos vélo de route, de beaux FELT AR4 tout neufs. Un bon petit dej et un brief sur la sécurité (ici ils rigolent pas avec ça…) et nous voilà au départ de Lech pour 110km et 2900m de D+. Habillé de la tête aux pieds en GORE Wear Bike et sur nos vélos de route : FELT AR4. Tout beaux les vélos!
Je pars dans le premier groupe mené par Lars, un grand triathlete Suédois, qui entame à bonne allure la longue montée. De bon matin et sans échauffement je prends une bonne suée. Max, un autre Suédois (du sud et ça fait la différence pour la suite) qui n’avait jamais roulé en montagne, décide d’attendre le second groupe, il est aussi rouge que son maillot et autant à bout de souffle que moi. Le soleil va nous accompagner toute la journée. Le trajet nous fait passer par des vallées et sur de larges pistes cyclables pour finir par un beau petit col avant de terminer sur une partie plus plate mais avec un bon vent de face. Nous arrivons en Italie au bord d’un superbe lac où nous attend l’équipe GoreTex avec un gros ravitaillement et le camion FELT pour l’échange de notre vélos de route contre le mountain bike pour la journée de demain. Et là encore ils font les choses en grand : FELT NINE 5 roues de 29″, fourche à blocage au cintre, frein à disque. ça s’annonce bien !

Au dîner, j’ai la chance de me trouver à coté de Jan Frodeno, médaillé d’or aux jeux Olympique de 2008 en triathlon qui est invité par Asics, son principal sponsor. Jan répond à toutes mes questions avec patience et me parle avec passion de son sport et de ses 40 heures d’entraînement par semaine. En plus d’être un champion, Jan est une personne intelligente et chaleureuse qui parle 6 langues ! Bref, on passe encore une bonne soirée à discuter tous ensemble autour d’un bon repas.

Clemens Deilman, directeur du design chez GORE, nous présente le concept des tenues de mountain bike que nous porterons le lendemain et nous explique le cheminement de la réflexion jusqu’à l’aboutissement.

DAY#3
Après une bonne nuit de repos et de bons étirements, je suis prêt pour attaquer les 35km de mountain bike et 1500M de D+. Heureusement que l’on est bien équipé (veste GORETEX of course) car il tombe un petit crachin qui va se transformer au cours de la matinée en bonne grosse pluie. Le parcours débute directement par une longue montée roulante. Le chemin passe entre les troupeaux de vache un peu étonnées de nous voir passer et les forêts embrumées. Au bout de 8km, le chemin s’inverse un peu et je profite des 29″ et de la fourche à grand débattement dans la descente qui nous emmène 5 km plus loin au pied de la 2eme longue côte qui fait environ 7km. La pluie redouble, les chemins deviennent de plus en plus lourd et moi je trouve mon “second souffle” et mes premiers amours car le premier sport que j’ai pratiqué en compétition a été le vtt (j’avais 16 ans,) Transmorvandelle, championnat de France et courses autour de Fontainebleau on été mon apprentissage de l’effort et dans ces longues montées roulantes je retrouve le goût de l’effort long.

Arrivés en haut dans un petit groupe de 5 et un guide, nous faisons une courte pause dans un refuge pour boire un thé et l’on fonce dans la descente bien trop roulante. La mauvaise météo a incité l’organisation à détourner le parcours et nous finissons par de la route et des chemins larges plutôt que les petits singles prévus à l’origine.
Nous arrivons dans le village Italien de Saint-Valentin où nous attend comme tous les jours un festin sous une tente pour nous protéger de la pluie qui ne cessera pas de la journée. Jan Frodeno nous rejoint après son entrainement quotidien et nous donne rendez-vous dans 3 heures pour discuter.
Jan prend le temps de tout nous expliquer son quotidien, son entrainement, ses objectifs. Le petit groupe lui pose toutes les questions possibles et imaginables sur les calories qu’il ingurgite, les heures d’entrainement, etc.

DAY#4
Lever à 5h30, je crois être en retard, je fais vite mon sac, file vers le point de rendez-vous et ne je vois personne à l’endroit où je pensais pouvoir prendre un petit dej. Je n’ai rien compris, je suis bien trop en avance et j’ai manqué le petit dej. Il est 7h quand tout le monde s’élance pour 30km de course à pied sur route. Je sais maintenant qu’il y a des spécialistes de l’exercice et je fais gaffe de ne pas partir avec le premier groupe. Le profil est plutôt descendant mais je préfère être prudent et ne pas foncer dès le départ. Je regarde ma montre qui me dis que je suis sur une moyenne de 13km/h.
Le paysage et le parcours sont très agréable puisque l’on court sur une piste cyclable au milieu de la vallée du Stelvio. Plus le temps passe et plus l’on croise des groupes de cyclistes qui partent faire leur rando dominicale. Km19 et il commence à faire vraiment très soif ! Heureusement le ravito est là et me permet de me refaire un peu. Je commence à sentir les kilomètres qui s’accumulent dans les jambes. Je commence à accélérer en pensant que l’arrivée est proche et je crois que tout le monde fait de même : on se rejoint, un de nous accélère, on suit. Ou pas. Km30 et rien, pas d’arche d’arrivée comme d’habitude. On demande à combien se trouve le village d’arrivée à des gens du coin : 6km !
Le soleil commence à taper et les cuisses à chauffer. Quand la tête a prévu de courir 30km et que tu lui en rajoutes en dernière minute, elle n’est plus d’accord et tes jambes n’en font plus qu’à leur tête!
Enfin nous apercevons l’arche sur une place de village, un coup d’oeil à la montre : 39km. DUR ! Après un bon sandwich, une bière sans alcool et les félicitations des organisateurs et des autres participants (le premier met 40mn de moins que moi!) les douleurs et la peine sont oubliées. On savoure ces derniers instants tous ensemble et la chance que l’on a eu de profiter des ces 4 jours d’échange et de partage. Je discute avec les gens de GORE que je vais revoir sur la TransAlpine Run dans un mois et ils me donnent des conseils sur la préparation et me rassurent sur la difficulté de la course.

© photos Kelvin Trautman
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